Taux négatifs : Comment réagir ?

11 mois ago  •  By  •  0 Comments

Nous avons pu observer depuis quelques mois des niveaux de taux extrêmement bas, voire, osons l’écrire, anormalement bas ! Pas une semaine ne se passe sans qu’on entende autour de soi quelqu’un se targuer d’avoir négocié ou renégocié son prêt, en général immobilier, à un taux défiant toute concurrence. Ce miracle est la conséquence directe des rachats massifs d’emprunts européens par la BCE.

Le but initial était louable : en faisant baisser les taux des emprunts d’État, le coût du service de la dette baisse, ce qui permet aux Etats Européens de réaliser une économie, et d’utiliser ce gain pour faire des réformes. Hélas, pour ne prendre que cet exemple, le gouvernement français semble plutôt avoir compris que c’était la une incitation à augmenter encore plus son train de vie déjà faramineux ! Evitons une digression facile, nous ne souhaitons pas tirer sur l’ambulance. Néanmoins, on le voit bien, les conséquences ne sont pas nécessairement celles souhaitées.

L’autre but louable de cette politique très accommodante concerne de manière plus directe les particuliers : plus les taux d’intérêts sont bas, plus chacun va pouvoir consommer, et moins il doit épargner. Faire baisser les taux devrait amener à avancer sa consommation dans le temps, et par ricochet entrainer une reprise de la croissance économique.
Malheureusement, le résultat n’est pas à la hauteur des espérances des élites européennes, qui visiblement ont oublié de se renseigner sur ce que ce type d’expérimentation a produit ailleurs. Il suffisait pourtant de regarder les effets de cette politique au Japon depuis vingt ans qui n’a rien fait d’autre qu’alimenter une déflation perpétuelle destructrice d’épargne.

Si la BCE poursuit dans cette voie et que les banques la suivent (mais ont elles un autre choix ?), le jour où notre propre épargne sans risque sera placée à des taux négatifs est extrêmement proche. Ainsi, certains établissements européens n’ont pas hésité à demander à leurs clients de payer un pourcentage sur leurs liquidités : en Allemagne la Commerzbank a mis en place des taux négatifs sur les comptes courants des grosses entreprises, de même la Deutsche Skatbank ponctionne 0,25% sur les dépôts supérieurs à 3 M€. Les particuliers ne sont pas en reste, puisqu’en Suisse, l’Alternative Bank Schweiz taxe les comptes courants à hauteur de 0,125%, et pour les dépôts supérieurs à 100 000 FS, le taux négatif est de 0,75%. Nos voisins helvètes se retrouvent donc dans la situation ubuesque où il leur faut payer pour placer leur argent. L’imagination des banquiers étant sans limites, surtout lorsque celles-ci ne sont que de simples frontières géographiques, il n’est pas exclu de voir ce type de comportement en France prochainement.

Cet environnement de plus en plus adverse pour qui voudrait placer son argent sans risque nous a amené à imaginer pour vous de nouvelles solutions. En complément de sa gamme, La Financière de l’Europe se montre proactive et propose à ses clients depuis le 21 septembre un nouveau fonds : FDE Alpha. Il a pour caractéristique de rechercher une performance annuelle régulière de quelques % avec une volatilité très faible. L’objectif prudent décrit par son prospectus est de battre l’EONIA capitalisé +1.4% chaque année. Sa construction est basée sur une sélection de fonds dont nous connaissons bien le fonctionnement depuis de nombreuses années, et le risque de marché est géré par une exposition comprise entre 0 et 30%, selon un timing défini par les équipes de gestion.

Vous trouverez son prospectus sur le site www.lafinancieredeleurope.com. Son reporting mensuel commencera début novembre, et sera disponible sur le site également.

D’ici là, toute l’équipe de La Financière de l’Europe se tient à votre disposition pour répondre à vos questions.

Florent BAINIER, gérant des fonds Actions et Alpha

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