L’écart de performance des Etats-Unis vs. l’Europe devrait se réduire

4 mois ago  •  By  •  0 Comments

Un moyen simple de constater l’exagération d’une performance de l’indice d’un pays, ou d’une zone économique donnée, est de regarder son poids dans les indices mondiaux relatif à celui de son PIB. Les Etats-Unis représentent actuellement 54% du MSCI All World Country Index, de retour au niveau record qu’ils occupaient en 2002, loin devant tous les autres pays.

Il n’est jamais bon d’occuper la première place de ce genre d’indice. A son pic le marché japonais représentait 44% de l’indice, soit plus du double du poids de son PIB au niveau mondial. Les investisseurs étaient alors persuadés que des groupes comme Toyota ou Sony pouvaient développer des stratégies de long terme gagnantes à tous les coups sans se soucier des profits court terme.

Le marché américain représente aujourd’hui également dans l’indice plus du double de sa part du PIB mondial. Les investisseurs semblent persuadés que les stratégies à long terme de Google, Facebook ou Amazon sont plus importantes que les profits à court terme.

Si l’histoire se répète pour les Etats Unis comme pour le Japon, leur poids dans le MSCI All World Country Index devrait revenir tôt ou tard aux alentours de leur part du PIB mondial. Toutefois, la chute ne devrait pas être aussi brutale qu’on pourrait le craindre à la lecture de cette comparaison.

D’une part, seulement la moitié des profits des sociétés du SP500 sont réalisés hors des Etats-Unis. D’autre part, leur valorisation n’a rien à voir avec les niveaux astronomiques atteints par les sociétés japonaises à la fin des années 1980 dont le PE flirtait alors avec les 40. Les valeurs américaines ont actuellement un PE de 21, contre 18 en Europe, et 14 dans les marchés émergents.

Il est probable que les perspectives des Etats Unis soient effectivement meilleures que celles du reste du monde en raison d’une démographie avantageuse, d’une avance technologique indéniable, d’un faible poids des syndicats et d’un faible coût du capital. La correction en valeur absolue des marchés d’actions américains pourrait donc se faire de manière bien plus douce qu’elle ne l’a été pour le Japon. Toutefois, elle devrait au moins avoir lieu en relatif.

Reprenons l’indice SP500 à son niveau de 2002 lorsque les Etats Unis avaient atteint pour la première fois le poids record de 54% du MSCI All World, et comparons-le à l’Eurostoxx 50. La sous performance des actions américaines avaient alors été de 23% par rapport aux actions européennes au cours des 4 années suivantes.

Nous pensons donc que les actions européennes entrent dans une phase de surperformance par rapport à leurs homologues américaines, qui devrait naturellement s’accentuer au fur et à mesure du passage des différentes échéances électorales de 2017 (France, Allemagne puis Italie) qui verra la décote liée au risque politique se réduire.

La Financière de l’Europe privilégie cette classe d’actif au travers de sa gamme de fonds, tous exposés en très grande majorité à des actions européennes (nous ne détenons à ce jour pas plus de 3% d’actions américaines), et notamment le plus diversifié d’entre eux sur les pays du vieux continent : FDE Multicaps Europe.

Vous pouvez retrouver les rapports d’activités mensuels de nos cinq fonds sur notre site www.lafinancieredeleurope.com

Besoin d'un conseil ?

Indiquez nous votre numéro de téléphone et nous vous recontactons dans l'heure.