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"Les
marchés d’actions profitent d’un recul
du risque systémique" |
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Publié le 15-02-2012 |
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Madame, Monsieur,
Les marchés financiers ont mieux
amorcé l’année 2012 qu’elles
n’ont terminé 2011. La hausse de
7% du CAC40 depuis le début du
mois de janvier semble en effet
refléter un timide retour de
l’appétit des investisseurs à
l’égard du risque (et donc, des
actions). Est-ce le début d’un
mouvement pérenne de
revalorisation des actifs
boursiers ?
Directeur général d’Amplegest,
société de gestion partenaire de
la Financière de l’Europe,
Xavier Gandrille vous expose les
grands enjeux des marchés
financiers pour l’année en
cours.
Nous vous en souhaitons une
bonne lecture.
Cordialement,
Guillaume Lemaire |
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Les marchés d’actions
profitent d’un recul du
risque systémique
Xavier Gandrille,
Président d’Amplegest
La zone euro souffre de
trois crises
concomitantes et
étroitement liées : une
crise générale de
compétitivité, qui s’est
transformée en crise de
solvabilité des états,
puis en crise de
liquidité pour le
secteur bancaire (qui
porte une large part de
la dette de ces mêmes
états).
En mettant en place un
programme inédit de
refinancement à trois
ans, au moment-même où
son homologue américaine
s’est engagée à
maintenir ses taux
directeurs à 0% jusqu’à
la fin de l’année 2014
et où les banques
centrales des grands
pays émergents
commencent à leur tour à
assouplir leur propre
environnement monétaire,
la BCE à traité le plus
en aval de ces trois
enjeux : celui de la
liquidité.
Cette nouvelle donne
n’est pas anodine. Car
en dissipant le risque
d’une crise systémique,
la BCE a ôté un facteur
de stress sur les
marchés, générant un
timide retour de
l’appétit des
investisseurs à l’égard
du risque et un début de
revalorisation de la
bourse.
Mais voilà. Si la
perception du risque par
les investisseurs a
changé, les fondamentaux
du marché sont les
mêmes. En particulier,
le problème de la
compétitivité de la zone
euro nécessite toujours
de profondes réformes
structurelles, alors
même que les plans
d’austérité mis en place
en Europe grèvent la
croissance et pèsent en
retour sur les déficits
publics, pénalisant
durablement la
solvabilité des états.
Tout est donc loin
d’être réglé. Si les
politiques monétaires
des banques centrales
apportent un appel d’air
bienvenu sur les marchés
à court terme, les
déséquilibres
macroéconomiques
risquent de brider le
potentiel de
revalorisation des
marchés à long terme.
Dans ces conditions,
notre objectif est donc
à la fois d’anticiper
les points de rupture
(industriels,
financiers,
technologiques…), ceux
qui permettront de
révéler la valeur des
marchés, tout en
identifiant les valeurs
qui seront les plus à
même de se distinguer
dans ce nouvel
environnement. En clair,
nous préférons rester à
l’écart de grandes
rotations sectorielles
au profit d’une
rigoureuse sélection de
valeurs. La performance
de nos fonds en 2012
sera à ce prix. |
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