Après l’Hiver … Le Printemps !

8 mois ago  •  By  •  1 Comments

L’histoire montre que lors d’une crise financière, il faut en moyenne huit années à l’économie pour revenir à son niveau précédent le choc initial.

Se pourrait-il que le marasme entrainé par l’explosion des subprimes en 2008 soit enfin derrière nous ? Certes il reste encore de nombreux motifs d’inquiétude : la montagne de dettes chinoises, la fragilité de l’euro, le protectionnisme de Trump, entre autres. Néanmoins, depuis six mois, les signes d’une reprise globale se précisent. La partie la plus cyclique de l’économie mondiale se réveille. Les sondages auprès des directeurs des achats en Amérique, en Europe, et en Asie montrent que les usines montent en charge un peu partout. Selon les économistes de JP Morgan Chase, les dépenses de biens d’équipement étaient en hausse annualisée de 5.8% au quatrième trimestre 2016. 235 000 emplois ont été créés aux USA en février 2017, un chiffre bien supérieur aux moyennes récentes.

De nombreux signaux positifs à travers le globe

L’indice du sentiment économique en Europe est à son plus haut depuis 2011. La Banque du Japon vient de réviser à la hausse ses prévisions de croissance de +1% à +1.4%. Même dans les pays les plus durement touchés récemment, les signes d’amélioration se précisent : le Brésil est toujours en récession, mais l’inflation se rapproche de l’objectif de 4.5%, la banque centrale a abaissé son taux directeur de 2 points, et le mouvement devrait se poursuivre. Idem en Russie, où par ailleurs le PIB serait à nouveau en croissance depuis septembre.

Tous ces chiffres optimistes font espérer une reprise globale, dans laquelle les continents seraient synchronisés dans un mouvement synergique puissant.

Cela durera-t-il ?

Le risque principal auquel on pense immédiatement est celui des matières premières. Une remontée brutale des prix, alors qu’elle a été relativement calme jusqu’à présent, réduirait en bout de chaine les dépenses de consommation des pays développés. Toutefois, les mesures d’inflation dans ces derniers sont encore loin du seuil des 2%, qui est l’objectif des banques centrales pour une reprise économique normale (seuls les USA s’en approchent à 1.7% actuellement).

D’autres risques pèsent également, à des degrés divers …

Le manque de ressources productives

Une hausse de la demande doit être suivie d’une hausse de l’offre pour être soutenue. Plusieurs pays comme les USA, le Royaume-Uni, le Japon ou encore l’Allemagne ont des taux de chômage extrêmement bas, et un marché de l’emploi tendu (situation dont on rêverait en France au passage..!). La productivité va devoir augmenter, or elle ne semble pas réussir à s’améliorer depuis sa chute post crise.

Des scénarios sensibles

Le stock impressionnant de dettes chinoises qui pourraient faire dérailler l’économie. Toutefois, il est peu probable que quoi que ce soit arrive avant le grand congrès du parti communiste cet automne.

L’arrivée éventuelle de populistes au pouvoir dans différents pays européens, au premier rang desquels le nôtre, serait à coup sûr le début d’une nouvelle crise de l’euro.

Une mise en œuvre des mesures de protectionnisme prônées par Donald Trump, qui mettrait son pays en dehors du processus de globalisation au moment même où les différentes zones géographiques se synchronisent.

Une erreur d’appréciation des banques centrales, que ce soit en Europe avec une fin trop brutale du quantitative easing qui a maintenu les taux d’emprunt des pays à des niveaux acceptables jusque-là, ou aux USA avec une remontée rapides des taux qui accélèrerait encore la hausse du dollar.

Le point commun à tous les risques ici évoqués ? Ils ne sont pas nouveaux.

Cela n’a pas empêché une reprise de cycle de se développer, et c’est bien là le point le plus encourageant selon nous !

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