Après le Brexit et Trump, focus marché sur les élections françaises…

7 mois ago  •  By  •  1 Comments

Aujourd’hui, 25% des Français semblent prêts à voter pour un candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle, et 15% pour un candidat d’extrême gauche. C’est-à-dire que 40% des Français sont prêts à voter pour un candidat « extrême », rejetant le système économique et politique, anti-européen, anti-capitaliste, anti-élites, et voulant la fin de l’euro. Chacun propose un programme anti-libéral, qui s’il était appliqué, aurait des conséquences négatives pour l’économie française et l’évolution boursière des marchés actions européens, notamment le marché français et son indice emblématique le CAC 40.

40% des Français sont prêts à voter pour un candidat « extrême », rejetant le système économique et politique, anti-européen, anti-capitaliste, anti-élites, et voulant la fin de l’euro. 

Peu imaginaient en 2016 qu’un candidat des extrêmes puissent l’emporter au second tour de la présidentielle de 2017. C’était sans compter sur le retour d’un vieux fantôme de la tradition chiraquienne, l’emploi fictif, qui vient de reprendre corps dans l’actualité politique hexagonale, menaçant très sérieusement la candidature de François Fillon, passé en deux semaines de vainqueur annoncé de l’élection à fossoyeur des chances de son camp dès le premier tour.

Dans le même temps, le candidat désigné par les électeurs du PS sur un programme très marqué à gauche, Benoit Hamon, esquisse des tentatives de rapprochement avec le candidat de l’extrême gauche, Jean Luc Mélenchon. L’hypothèse d’un second tour opposant Marine Le Pen au ticket Hamon/ Mélenchon devient désormais crédible. Quelle que soit son issue, elle serait négative pour les perspectives économiques françaises.

Incertitudes politique = prime de risque sur les marchés actions

Le marché a d’ores et déjà commencé à intégrer cette menace, et la prime de risque de la France vis-à-vis de son voisin de référence, l’Allemagne a fortement augmenté ces dernières semaines. Ainsi l’écart entre l’OAT française et le Bund a été multiplié par trois, passant de 20 à 60 pdb, et à fin janvier le CAC 40 accuse déjà 3% de retard par rapport au DAX30 depuis le début de l’année !

Les rebondissements de la campagne électorale devraient encore être nombreux, et cette situation est loin d’être gravée dans le marbre. Peut-être finalement que le « Pénélope Fillon Gate » ne sera pas une odyssée infernale au long cours, mais un simple remous dans le parcours du candidat des républicains. Toutefois, les marchés n’aimant pas l’incertitude, la hausse de la prime de risque devrait perdurer jusqu’au verdict des urnes en mai 2017, affectant négativement la performance des actions françaises relatives à celle des autres pays européens.

S’adapter avec une stratégie de gestion prudente

Dans ce climat, plusieurs de nos fonds se sont adaptés, et offrent un bon niveau de protection afin de se prémunir du danger :

  • FDE Multicaps Europe a dès le mois de décembre fortement réduit son exposition à la France en prévision du risque politique, ne détenant que 25% d’actions françaises contre 36% dans l’Eurostoxx50, son indice de référence.
  • FDE Patrimoine, dont l’exposition maximale aux actions est de 40%, mais a ramené depuis plusieurs mois cette proportion autour de 20%.
  • FDE Alpha, par construction, est très largement immune aux fortes variations de marché et n’a actuellement qu’une exposition de l’ordre de 5%.

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